Pourquoi et comment conduire de pair votre co-transition digitale et régénérative ?
La mission d’ACOVia est d’accompagner les entreprises dans leur co-transition digitale et régénérative. Mais quel est le lien entre ces deux transitions ? On pourrait penser qu’il n’y en a pas. L’une serait pilotée par la DSI, l’autre par la Direction RSE. La première serait une question de technologies, la seconde une question de décarbonation ou de reporting CSRD. Évidemment, ça n’est pas la vision que nous défendons. Si l’objectif est d’engager les entreprises sur la voie de l’économie régénérative, la mutation doit être conjointe et plus profonde qu’une simple adaptation technologique ou qu’une question de conformité réglementaire.
Pour expliquer notre point de vue, commençons par décrire la démarche que nous recommandons pour conduire la “transition IA régénérative” d’une entreprise. Cette démarche représente un exemple de transition digitale, ici focalisée sur l’IA, mais conduite avec une visée régénérative. Elle repose sur 4 étapes clés et plusieurs sous-étapes, décrites ci-dessous :

Dans cette démarche, l’étape 3.4 est l’illustration et la conséquence de l’approche régénérative. À l’opposé d’une démarche purement technologique ou techno-économique, ou même d’une démarche user-centric mais à visée d’adoption pure, c’est-à-dire qui ne se préoccuperait que de faire adopter l’IA, presque de force, la démarche consiste ici à préserver tous les capitaux de l’entreprise et à se demander comment continuer à les faire prospérer dans le contexte de la transition IA. Alors qu’une simple “transition IA” se focaliserait sur les bénéfices opérationnels et financiers de l’utilisation et de l’intégration de l’IA, la “transition IA régénérative” y ajoute la prise en compte des impacts sociaux et environnementaux. Dans une optique de soutenabilité forte, ces impacts sont même non substituables aux deux autres.
Dans notre démarche, l’étape 3.4 doit donc permettre de donner des perspectives à chaque employé, qui peut ainsi se projeter dans le futur avec l’IA. Elle a pour objectif de rassurer, de créer de la confiance. Elle peut aussi donner de l’autonomie et de la responsabilité à chaque employé. Elle s’inscrit ainsi dans une optique de care, de soin pour les employés et l’environnement.
Cette étape gagne par ailleurs à être conduite avec une approche ouverte sur l’écosystème élargi de l’entreprise, notamment son écosystème territorial. Une approche écosystémique et territoriale renforce la résilience de chaque acteur dans ce contexte de transition. Elle peut offrir des solutions d’adaptation, de mobilité des emplois et des employés, de projets communs d’adaptation et d’innovation.
Ainsi, ce sont à la fois les employés et l’entreprise elle-même qui sont préservés, voire renforcés.
Voyons maintenant quelle pourrait être une démarche type pour la transition régénérative de l’entreprise. Et bien, elle pourrait être construite sur exactement le même modèle, en 4 étapes, avec uniquement des variantes dans les sous-étapes, mais aussi parfois, de grandes similitudes. La démarche est décrite dans le visuel ci-dessous.

La similitude de structure des deux démarches rend possible leur conduite en parallèle mais de manière conjointe, non isolée. L’intégration de la visée régénérative dans la transition digitale rend quant-à-elle possible l’alignement d’intérêt entre les deux transitions.
L’approche par la co-transition offre donc de nombreux bénéfices :
- Gain de temps
- Mutualisation des ressources et des énergies.
- L’IA peut être pensée dans une optique AI for green ou AI for good, autant que dans une optique green AI et good AI.
- L’IA peut être mise au service d’une plus grande efficacité de la démarche CSRD.
- Cela permet de gérer les interdépendances, les liens, les relations entre les deux dimensions.
- Cela permet également d’identifier les tensions et les potentielles contradictions entre les deux dimensions. Ce point est crucial car la transition digitale n’est pas régénérative par défaut. Elle doit être orientée dans cette direction, sous peine de générer beaucoup plus d’impacts négatifs que positifs.
- Dans ce contexte, cela permet de prendre des décisions éclairées et d’arbitrer de manière responsable lorsqu’il y a des tensions (discernement technologique, éthique…). Cela permet également d’être transparent sur ces choix, de les expliquer, d’en assumer les conséquences et de mobiliser son écosystème (parties prenantes) autour de ces décisions au bénéfice de la réussite de la transition.
- Enfin, cela permet d’identifier les co-bénéfices et les co-opportunités du changement.
Pour en revenir au nom de la première transition, on comprend maintenant le “jeu de mot”. La “transition IA régénérative” est à la fois une transition à l’IA régénérative et une transition régénérative à l’IA.